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Signature cryptographique : tout ce que vous devez savoir


RécapitulatifLecture : 13 min

Découvrez comment la signature cryptographique sécurise vos documents ! Un guide clair pour tout comprendre de son fonctionnement.

Tout comprendre de la signature cryptographique : empreinte, chiffrement, validation et exemples

Vous entendez de plus en plus parler de signature cryptographique, sans vraiment savoir de quoi il retourne... Et vous voulez en savoir plus. De quoi s'agit-il ? La signature cryptographique utilise des algorithmes pour garantir l'authenticité et l'intégrité des documents numériques. Quel est son fonctionnement ? Basée sur la cryptographie asymétrique, cette signature fonctionne avec une paire de clés publique et privée pour créer une empreinte unique liée à chaque document électronique. Quels sont ses bénéfices ? Cette technologie assure trois piliers essentiels : l'authentification du signataire, la protection contre les modifications non autorisées et la non-répudiation des transactions. Découvrez tous les avantages de la signature cryptographique, et bien plus encore, au sein de cet article !

Qu'est-ce qu'une signature cryptographique ?

Définition

Une signature cryptographique use d'un mécanisme de cryptographie pour signer un document numérique de manière sûre et efficace. Concrètement, elle passe par un système de hachage cryptographique pour générer une empreinte unique du document. Puis, elle emploie le chiffrement asymétrique pour créer deux clés (privées et publiques) permettant respectivement de signer et de vérifier cette empreinte. Autrement dit, la signature cryptographique est un procédé permettant de lier chaque signature à une identité et à un document, que ce soit une personne physique (individu) ou une personne morale (organisation).

Grâce à cette technologie, la signature cryptographique assure :

  • L'authentification des signataires : l'identité du signataire est vérifiée.

  • L'intégrité du document : impossible d'apporter une modification après signature.

  • La non-répudiation des transactions : le document ne peut être remis en cause par aucune des parties.

Différence entre signature numérique et signature électronique

Bien que la définition des deux notions soient proches, il est important de les distinguer. La signature numérique correspond à la technologie en elle-même. Elle se concentre sur l'aspect technique de la signature en ligne, indépendamment de toute valeur légale. La signature électronique, quant à elle, est soumise à un cadre juridique : le règlement eIDAS (electronic Identification Authentification and Trust Services), promulgué par l'Union européenne en 2016.

Ce règlement européen reconnaît alors trois niveaux de signature électronique :

  • La signature électronique simple (SES) : le premier niveau. Il vous suffit de cliquer sur un bouton, de cocher une case... pour apposer votre signature. Très simple d'utilisation, elle est aussi la signature la moins sécurisée.

  • La signature électronique avancée (AES) : le second niveau. Il s'agit de la signature la plus utilisée par les entreprises, car elle allie niveau de sécurité élevé et simplicité d'utilisation. Cette dernière repose sur la cryptographie asymétrique, un certificat numérique ou une authentification forte (via email, SMS, etc.). Son avantage ? Une forte valeur juridique, bien qu'elle ne soit pas encore équivalente à une signature manuscrite.

  • La signature électronique qualifiée (QES) : le troisième et le plus haut niveau de sécurité. Pour être qualifiée, une signature électronique doit être créée via un dispositif sécurisé de création de signature (QSCD). Sans oublier le contrôle d'identité très strict (appel vidéo, rencontre en face à face…). Cela permet à la

    signature qualifiée de bénéficier de la même force probante que la signature manuscrite. On l'utilise surtout pour des actes réglementés (comme des actes notariés).

Quels sont les avantages et bénéfices de la signature cryptographique ?

Authentification du signataire

La signature cryptographique offre un niveau d'authentification bien supérieur aux méthodes classiques. Grâce à l'utilisation d'une clé privée, secrète et propre à chaque signataire, elle garantit que l'identité de la personne qui signe un document numérique ne peut pas être falsifiée. La vérification via la clé publique permet ensuite de valider l'origine de la signature. Ce mécanisme constitue aujourd'hui l'un des moyens les plus fiables pour prouver l'identité d'un utilisateur dans un environnement digital. Un atout majeur pour sécuriser les contrats, les échanges sensibles et les transactions en ligne.

Intégrité du document

Un autre avantage de la signature cryptographique : sa capacité à assurer l'intégrité des données d'un document. Le processus de hachage (SHA-256, SHA-3…) crée une empreinte unique du fichier au moment de la signature. Ce mécanisme cryptographique fait que la moindre modification entraîne une empreinte différente, détectable instantanément. Ce niveau de protection est essentiel pour garantir la sécurité et ainsi prévenir toute altération volontaire ou accidentelle. Les entreprises qui doivent protéger leurs contrats, rapports ou données réglementaires bénéficient ainsi d'un contrôle complet et automatisé contre les risques de falsification.

Non-répudiation des transactions

La signature cryptographique assure également la non-répudiation, un concept clé en matière de sécurité juridique. Comme seule la clé privée du signataire peut générer une signature valide, celui-ci ne peut pas nier son implication dans une transaction ou un acte numérique. Cela fait de la signature cryptographique une solution de choix pour tous les processus qui exigent une preuve irréfutable : contrats commerciaux, accords financiers, procédures RH, opérations réglementées, etc. Dans un contexte où la traçabilité et la responsabilité numérique sont essentielles, ce mécanisme cryptographique constitue une garantie de preuve difficilement contestable.

Sécurité renforcée grâce aux algorithmes modernes

Les signatures cryptographiques reposent sur des algorithmes robustes reconnus mondialement pour leur niveau de sécurité : RSA, ECC, EdDSA ou encore les algorithmes de hachage SHA-256 et SHA-3. Ces standards, utilisés également dans la blockchain, les certificats SSL/TLS et les mises à jour logicielles, sont conçus pour résister aux tentatives de piratage même les plus avancées. Pour les entreprises à la recherche d'une solution pour renforcer leur cybersécurité et protéger leurs données stratégiques sur le long terme, la signature cryptographique s'avère une option sûre.

Comment fonctionne une signature cryptographique ?

Les bases indispensables

La cryptographie asymétrique a besoin de deux types de clés pour fonctionner :

  • une clé privée, uniquement connue de l'auteur de la signature, qui sert à signer

  • une clé publique, connue des destinataires, qui sert à vérifier si la signature est valide

Les deux clés sont alors liées par un algorithme de chiffrement asymétrique complexe. Ainsi, l'une ne peut jamais être déduite de l'autre (impossible de retrouver la clé privée à partir de la clé publique). On parle alors d'architecture "incassable" pour des tailles de clés modernes (RSA 2048+, ECC 256+, Ed25519…). Attention, celles de petites tailles (ex : RSA 512) sont cassables.

Le processus de signature

Voici le détail d'un processus de signature cryptographique étape par étape :

  1. Un algorithme de hachage cryptographique (SHA-256 ou SHA-3, par exemple) crée une

    empreinte numérique unique du document, appelée hash. Autrement dit, le contenu est transformé en une séquence unique de caractères, quelle que soit la taille du fichier original.

  2. Ce hash est ensuite chiffré avec la clé privée pour générer la signature cryptographique proprement dite. Cette opération mathématique complexe lie de manière indissociable le document à son auteur.

Le processus de vérification

Passons maintenant à l'étape de vérification :

  • Le destinataire, celui qui reçoit le document signé, utilise la clé publique contenue dans le certificat pour vérifier la signature et retrouver le hash d’origine.

  • Pour ce faire, l'algorithme recalcule le hash en appliquant le même algorithme cryptographique que celui qui a servi à créer le hash original, générant un nouveau hash.

  • Puis, il compare les deux hash. Si ne serait-ce qu'un seul caractère est différent, c'est que le document a été modifié. S'il est strictement identique, c'est que rien n'a changé.

Le rôle des certificats numériques et des autorités de certification

La confiance dans la signature cryptographique repose en grande partie sur les certificats numériques. Il s'agit d'une sorte de "carte d'identité numérique" qui contient la clé publique du signataire, l'identité valide, ainsi que la signature d'une autorité de confiance. Car c'est bien une autorité de certification qui délivre le certificat permettant de vérifier la signature et de faire confiance à la clé publique.

Leur mission est de s'assurer que :

  • la clé publique appartient bien à la personne annoncée,

  • la signature provient bien d'un signataire légitime,

  • les échanges sont sécurisés dans un cadre réglementaire comme l'eIDAS.

Grâce aux certificats, la signature électronique qualifiée peut être juridiquement équivalente à une signature manuscrite.

Quels sont les usages et cas d'application des signatures cryptographiques ?

Les signatures cryptographiques sont aujourd'hui utilisées dans plupart des services numériques, sans même que l'utilisateur ne s'en rende compte. En effet, grâce à leur capacité à garantir authenticité, intégrité et non-répudiation, elles sécurisent un large éventail de communications et de documents. Voici un florilège des usages possibles des signatures cryptographiques !

Dans les communications quotidiennes

Dans les emails signés (S/MIME, PGP), les signatures cryptographiques permettent de garantir que l'email provient bien de l'expéditeur et que son contenu n'a pas été altéré en transit. Par exemple, lors d'envois de rapports financiers ou autres échanges commerciaux sensibles, leur utilisation s'avère très rassurante. Les messageries sécurisées telles que WhatsApp ou Telegram utilisent également les signatures cryptographiques. L'objectif ? Valider l’identité de l’appareil, vérifier l’intégrité, sécuriser les mises à jour ou authentifier l'auteur des messages dans certains cas.

Dans les documents et contrats

Un usage très courant des signatures cryptographiques reste pour les contrats et autres documents numériques. Cela vaut aussi pour les transactions B2B avec les commandes fournisseurs, les approbations contractuelles ou encore la validation de process internes. Ces derniers peuvent alors être directement validés et signés en ligne au format PDF.

Dans la sécurité informatique

Les signatures cryptographiques occupent une place importante dans la sécurité de la navigation sur internet.

Par exemple, les sites en HTTPS (connexion sécurisée), qui reposent sur les certificats SSL/TLS, s'appuient sur la signature cryptographique. En effet, lorsque que l'on se connecte à un site en HTTPS, le navigateur vérifie que le certificat présenté a bien été signé par une autorité de certification reconnue. Ensuite, une clé de session chiffrée (AES) est établie afin de sécuriser l'ensemble de la communication par un système de cryptographie symétrique.

Les mises à jour logicielles sont aussi signées par l'éditeur, ce qui permet d'éviter l'installation de malwares. Par exemple, Windows signe toutes ses mises à jour via Microsoft Update et Google signe tous ses packages Android (APK).

Les signatures cryptographiques sont enfin le cœur du système de la blockchain (Bitcoin, Ethereum etc.). Sans elles, il serait impossible de prouver la propriété d'un portefeuille, de valider des transactions ou encore d'empêcher les falsifications. Autant dire que sans signature cryptographique, les cryptoactifs n'existeraient pas.

Dans l'authentification utilisateur

Certaines solutions d'authentification utilisent une signature cryptographique. Cette dernière peut donc participer à une authentification forte (ex : FIDO2), même si elle n’en est pas forcément synonyme.

Au niveau des documents d'identité numériques certifiés (comme les cartes d'identité électroniques), même chose. Une clé privée est stockée dans une puce sécurisée et une clé publique dans un certificat.

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FAQ

Qu'est-ce qu'une signature électronique (définition) ?

Une signature électronique représente un procédé fiable d'identification qui établit un lien sécurisé entre le signataire et le document numérique. Selon le Code civil français, elle garantit l'authenticité de l'émetteur tout en préservant l'intégrité des données transmises.

Que signifie signer en cryptographie ?

Signer en cryptographie signifie créer une empreinte numérique unique qui lie de manière indissociable un document à son auteur. Cette action utilise un algorithme mathématique pour transformer le contenu du document en une signature cryptographique impossible à reproduire sans la clé privée du signataire. Concrètement, lorsqu'une personne signe cryptographiquement un fichier, elle utilise sa clé privée pour générer une chaîne de caractères spécifique à ce document précis. La clé publique permet, quant à elle, de vérifier que la signature correspond bien au document et à la clé privée du signataire.

Comment fonctionne une signature cryptographique ?

Le mécanisme repose sur deux algorithmes fondamentaux : le hachage et le chiffrement asymétrique. D'abord, le document original passe par une fonction de hachage qui produit une empreinte. Cette empreinte, unique pour chaque contenu, est ensuite chiffrée avec votre clé privée personnelle. Le destinataire peut alors vérifier l'authenticité en déchiffrant cette empreinte avec votre clé publique accessible. Il recalcule simultanément le hachage du document reçu et compare les deux résultats. Si les empreintes correspondent parfaitement, la signature est valide et le document intact.

Cette architecture cryptographique garantit que seul le détenteur de la clé privée peut créer une signature authentique. Toute modification du document, même minime, produirait une empreinte différente et révélerait immédiatement la tentative de falsification.

Qu'est-ce qu'une signature cryptographique en comptabilité ?

Dans le domaine comptable, la signature cryptographique constitue un processus sécurisé de validation des documents financiers répondant aux exigences strictes du droit français. Elle permet aux experts-comptables et entreprises de certifier leurs écritures comptables, factures et bilans tout en respectant la réglementation eIDAS.

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